Patience, patience, t’iras au paradis

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Patience, patience, t’iras au paradis

De Hadja Lahbib | Belgique | 2014 | 1h25 | Studio des Carmes, rue des Carmes 3

Diffusion(s): Samedi 18 mars à 16h30

En présence de : Tata Milouda


Troisième documentaire d’Hadja Lahbib, consacré à six femmes immigrées en Belgique. Leur rencontre avec l’artiste marocaine Tata Milouda marque le début de leur nouvelle vie. Le film suit leur parcours de Bruxelles à New York en passant par le Maroc.

Dans les années 60, des milliers de Maghrébins vinrent en Belgique pour travailler. Parmi eux, des femmes qui ont un jour tout quitté pour suivre un homme sur une terre inconnue. « Patience, patience, t’iras au paradis ! » c’est le refrain mille fois répété pour aider ces femmes à subir leur vie sans jamais se plaindre. Lors d’un séjour au Maroc, Mina découvre Tata Milouda, une slameuse sexagénaire qui clame vouloir « un chouia de paradis dans la vie aujourd’hui ». Cette rencontre la bouleverse. De retour en Belgique, Mina s’inscrit à « Dar el Amal », la « Maison de l’espoir » et rencontre d’autres femmes comme elles. Ensemble, tout devient possible. Elles sortent de Molenbeek, découvrent enfin Bruxelles et vont jusqu’à nourrir le projet fou de partir à New York !

En présence de Tata Milouda!

Au Studio des Carmes, rue des Carmes

La projection sera suivie d’un spectacle “Tata Milouda slame sa liberté” accompagnée du musicien Tarik Chaouach

Horaire complet: 16h30 (film), 19h (apéro dinatoire) et 20h (spectacle)

En partenariat avec A Films Ouverts, Media animation, le Crilux, la MCFA, Article 27, Le Miroir Vagabond et La Fondation Merci

Tarif : 5 euros

« En creusant l’intime d’une poignée de femmes issues de l’immigration maghrébine, Hadja Lahbib touche à l’universel. La cinéaste s’est donnée le temps de filmer l’émancipation de ces femmes avec leur incroyable désir de vivre, leur capacité d’analyser leur vie sans jamais tomber dans le pathétique. Avec autodérision, elles évoquent leur enfermement dans le nid familial et leur libération tardive. La réalisatrice donne à voir des singularités qui exultent, se prennent en charge et nous ressemblent étrangement. Et à l’heure où les hommes d’état se lâchent dans des foucades xénophobes, où les réseaux sociaux pullulent de commentaires racistes décomplexés, ce documentaire résonne comme un contre-feu indispensable » (D. Habran, Les Grignoux)